L’utilisation de la carte postale illustrée pré imprimée par le grand magasin parisien "La Samaritaine" pour sa correspondance commerciale entre 1923 et 1940

Introduction

  Ce blog s'inscrit dans une démarche "cartophilatélique", pour utiliser ce terme,  ayant pour objet de décrire la façon dont le grand magasin parisien "la Samaritaine" a utilisé massivement pour sa correspondance commerciale des "cartes postales illustrées pré imprimées" entre 1923 et 1940. Le sujet est vaste et complexe à traiter, les informations sur cette pratique sont rares ou peu disponibles, c’est donc en toute modestie que ce sujet sera abordé avec les éléments que nous possédons et les recherches effectuées sur le net. Bien sûr des erreurs ou pour le moins des omissions pourraient être relevées dans cet article. Nous restons bien entendu preneurs d’informations ou corrections afin de rectifier à tout moment les affirmations ou les hypothèses avancées sur le sujet traité. Cet article ne recèle pas de "scoop", ni de pièces rares, tous les documents présentés sont, à l’exception de quelques-uns, relativement faciles à se procurer sur les sites de vente. Il faut le lire plutôt comme un catalogue inventoriant les cartes postales illustrées pré imprimées et leur affranchissement que La Samaritaine a adressé à sa clientèle durant cette période "d’entre les deux guerres". 

A : La carte postale illustrée destinée à la

 correspondance commerciale


1 : Comment se présentait ces cartes postales illustrées destinées à la correspondance commerciale de ce grand magasin

       Illustrées coté vue (verso)               Texte pré imprimé au dos (recto)     

Figure 1

  Dans ces cartes postales adressées à leur clientèle par les établissements commerciaux comme la Samaritaine, il faut distinguer : les cartes postales au verso totalement illustré et au recto réservé à la correspondance et à l’adresse du destinataire (CPI : figure1), des cartes postales ordinaires (CPO : figures 2 & 3) au verso comportant en place d’une illustration un texte imprimé complété le plus souvent de façon manuscrite, le recto non divisé étant lui réservé à l'adresse du destinataire et aux coordonnées de l'expéditeur. Cette discrimination voulue par l’administration postale entre CPI et CPO reposait notamment sur l’utilisation différenciée du recto et du verso des cartes postales ; elle a eu sur cette période de juillet 22 à juillet 25 des conséquences tarifaires. En effet, la taxe d’affranchissement pour la CPO a été porté à 20 cts (figure 2) pour seulement 10 cts puis 15 cts pour la CPI sans limitation de texte. Ce distinguo disparaitra avec la loi du 13 juillet 25 qui précise que "les taxes et conditions d’admission des cartes postales illustrées sont les mêmes que celles des cartes postales ordinaires". Il s’en suivra logiquement l’application d’une taxe d'affranchissement de même valeur pour CPI et CPO à partir du 16 juillet 1925 (figure 3). 
 Comme pour d'autres grands magasins parisiens, l’utilisation des CPO par la Samaritaine reste difficile à quantifié, ces cartes non illustrées n’ayant été que peu conservées par les destinataires contrairement aux cartes illustrées souvent «placées en album». Il reste néanmoins plus que probable que les CPI PI ont été très majoritairement utilisées pour les correspondances commerciales «ouvertes», ne serait-ce que pour réaliser entre juillet 22 et juillet 25 une économie d’affranchissement de 10cts et 5cts par carte. De surcroit, ces CPO étaient le plus souvent destinées à la transmission d’informations commerciales plus spécifiques comme celles adressées à des chefs de gare concernant " la (re)présentation d’un colis à un destinataire et son retour si non retiré" (figure 2 et 3) et par conséquent moins usuelles que les CPI PI porteuses d’une information plus normalisée adressée à l’ensemble de la clientèle ayant "passé commande"  avec un bordereau d’achat.

Figure 2 : carte postale avec recto non divisé comportant l’adresse du destinataire et de l’expéditeur avec texte imprimé et manuscrit au verso. Cette correspondance du 8 octobre 24 a été admise au tarif de la carte postale ordinaire (CPO) à 20 cts, carte affranchie par 10 cts vert Pasteur x 2 (170 type I issu de feuille de 100 figurines de l’impression rotative). 

Figure 3 : carte postale avec recto non divisé comportant l’adresse du destinataire et de l’expéditeur avec texte imprimé et manuscrit au verso logiquement affranchie le 21 juin 28  par un 40 cts semeuse violet (236 type II rotatif) au tarif de la carte postale illustrée (CPI) à 40 cts puisque la taxe d'affranchissement était identique entre CPI et CPO depuis le 16 juillet 25.


2 : Plusieurs facteurs ont dû inciter des établissements comme La Samaritaine à utiliser ces CPI PI dans leur correspondance commerciale.

  Au début des années 20, la modification des tarifs postaux a eu pour effet d’accentuer l'écart tarifaire entre la lettre simple et la "carte postale illustrée" (CPI). Cet écart a pu inciter La Samaritaine à réduire les envois de courriers tarifés en lettre simple pour les remplacer par des CPI pré imprimées affranchies à un tarif inférieur. En effet, entre le début des années 1900 et le début des années 1920, la différence de tarif pour l’affranchissement de ces deux supports, la lettre simple et la carte postale illustrée sans limitation de texte, ne dépassait pas les 5 centimes. Ce sont les nouveaux tarifs du 14 juillet 1922 (Loi du 30 juin 1922) qui ont notablement accentué cet écart de tarification, la lettre simple restant au tarif du 1er avril 1920 à 25 centimes alors que la CPI sans limitation de texte passait de 20 centimes à 10 centimes, soit à partir de cette date un écart de 15 centimes. Sans trop rentrer dans l’historique des tarifs postaux, cet écart de tarification entre ces deux supports, la lettre simple et la CPI  perdurera en "naviguant" de plus 5 cts à plus 15 cts et même plus 20 cts avec le tarif du 17 novembre 1938 (décret ministériel du 12 novembre 1938). Si ce n’est pas la seule raison, l’utilisation massive de la CPI PI "boostée" par les ventes en forte progression sur ces premières décades du 20e siècle a donné à ce grand magasin parisien l’opportunité de réaliser une économie non négligeable sur les coûts d’affranchissement. Ces correspondances informant les acheteurs de la suite donnée à leur commande comme le délai de livraison ou la disponibilité du produit pouvaient alors dépasser en période de pointe le millier d’envois journaliers ; à raison d’un gain de 10/15 cts par courrier, la somme économisée était loin d’être négligeable.   

Figure 2 : Photo montrant  l’activité mécanographique et dactylographique à la Samaritaine dans les années 1930, activité générée en outre par l’importance de la correspondance commerciale à traiter chaque jour par ce grand magasin parisien.   

   Le second facteur déterminant a pu être celui du message publicitaire "gratuit" pour la Maison Ernest Cognacq que ces correspondances ouvertes pouvaient véhiculer auprès de sa clientèle.

  En plus de cette économie permise par les nouveaux tarifs postaux de juillet 1922, cette correspondance ouverte sous la forme d’une CPI a permis une forme de publicité "à bon compte" en montrant sur son verso illustré une Samaritaine stylisée tout en couleurs animée par une foultitude de véhicules et de chalands dont la destination ne pouvait être que le magasin de la rue de La Monnaie ; ou encore au début de l’année 1923, des monuments, quartiers ou avenues de Paris, sans doute dans l’idée d’inciter la clientèle de province à venir visiter la capitale sans omettre de passer par La Samaritaine pour y effectuer des achats. Autant de choses qu’une correspondance fermée sous enveloppe voire une CPO sans illustration au verso ou de façon très réduite, le plus souvent non conservées par le destinataire, ne pouvaient permettre. Il est indéniable que cette "stratégie publicitaire" portée par la multitude de cartes illustrées expédiées aux quatre coins de la France par La Samaritaine n’a pu être que profitable à ce grand magasin parisien.

  Un troisième élément pourrait être retenu pour expliquer ce passage de la lettre à la CPI PI au début des années 20. Il pourrait tout simplement s’agir de la commodité à remplir, affranchir et expédier ce type de correspondance commerciale destinée à informer en quelques mots les acheteurs sur le traitement de leur commande. En effet, pas d’enveloppe à manipuler dans laquelle il fallait glisser en le pliant un document comportant un texte imprimé pré rédigé à compléter le plus souvent de façon manuscrite avant de fermer l'enveloppe en collant le rabat et même si l’utilisation de cette dernière restera la norme entre autres pour l’expédition de facture ou d’échantillon. Il est fort probable que cette manipulation plus simple et plus rapide de ces CPI PI n’a pu qu’inciter La Samaritaine à privilégier ce support.

3 : Les illustrations au verso des CPI PI utilisées par La Samaritaine pour sa correspondance commerciale

3.1 : Les illustrations de Paris des éditions Jean Hauser (J.H.)

  La quasi-totalité de ces illustrations "parisiennes" sont en fait des "repiquages" de documents achetés aux éditons Jean Hauser (J.H.). Ces cartes, dont la Samaritaine n’avait pas l’exclusivité contrairement aux documents de la série suivante, étaient tout simplement complétées par un texte imprimé sur la partie réservée à la correspondance (le recto), sans en modifier l’illustration (le verso). Ces CPI "J.H." se rencontrent  régulièrement sans le texte commercial imprimé sur le recto dans "les boites de chaussures" des marchands de cartes anciennes. 



Figure 3 : illustrations avec les monuments, parcs et rues de Paris ou encore "les petits métiers de Paris" de l’Editeur Jean Hauser Paris, complétées par un texte imprimé sur le recto de la carte (voir figure 1 et 5)

  Le montage ci-dessus n’est pas exhaustif. Ces cartes, utilisées par La Samaritaine uniquement durant l’année 1923 (meilleure date : 16 février 1923), sont peu courantes sur le "marché" de la carte postale ancienne. Elles portent le plus souvent au recto un numéro, pour nous du 1 au 18, surement améliorable. Cette numérotation, sans rapport avec celle de l’éditeur Jean Hauser qui apparait au verso avant la légende, se rapporte à un texte pré imprimé portant une information commerciale spécifique au numéro indiqué (voir ci-dessous figure 6), il est adossé à une illustration coté verso propre au texte commercial du recto. Ces cartes méritent surement d’être "mises de côté" si vous les rencontrez.

3.2 : Les cartes pré imprimées de La Samaritaine illustrées par "une vue générale des magasins"

  La série suivante qui apparait dès le premier mois de 1923 montre une vue générale du grand magasin rue de La Monnaie puis plus tard vers 1928 un graphisme "élargi" intégrant la rue du Pont Neuf. Cette série, contrairement aux cartes des éditions Hauser, est une production de la Samaritaine qui en a par conséquent l’exclusivité pour son utilisation et sa distribution. Ces cartes ont été traitées par l’imprimeur Henry Mayer de Paris. Le verso ne fait que reprendre "en le coloriant" le graphique déjà existant du début des années 1900 montrant le grand magasin rue de La Monnaie, graphisme utilisé en particulier sur les lettres et divers documents commerciaux comme celui montré ci-dessous (figure 3 : facture de 1914 avec le "logo" Samaritaine).


Figure 4 : En-tête de facture de 1914 avec à droite le "logo" Samaritaine apparu au tout début du 20ème siècle et conservé pour illustrer le verso des CPI PI.

  Ces CPI PI, utilisées dès le début de l’année 1923 ne seront jamais remplacées durant la période "d’entre les deux guerres". Les plus anciennes sont sans vignette détachable, cette dernière n’apparait en haut et à gauche coté recto qu’en toute fin de l'année 23. Cette vignette est numérotée de 1 à 57 avec semble-t-il des manques dans cette série comme le 9 ou le 17 ou encore toute la dizaine 31/40, ces numéros restent bien sûr à découvrir. La plus utilisée de ces différents modèles de cartes dans la période 1923/1940 est indéniablement celle avec la rue de La Monnaie en couleur avec vignette détachable et numéro imprimée.



Figure 5 

      1) Carte en haut à gauche en couleur sans vignette détachable utilisée dès mars 23 (meilleure date le 25 mars 23)
2) Carte en haut à droite couleur sépia sans vignette détachable utilisée dès février 23 (meilleure date le 9 février 23)
3) Carte 2e rangée gauche couleur sépia avec vignette détachable sans numéro se rencontre en 24 (meilleure date le 7 novembre 24)
4)  Carte 2e rangée droite en couleur avec vignette détachable numérotée se rencontre dès mai 1923 (meilleure date le 18 août 1923
5)  Cartes 3e rangée gauche et droite couleur sépia sans et avec vignette avec rue du Pont Neuf, cartes utilisées plus tardivement, elles se rencontrent à partir de la fin des années 1920 (meilleure date le 6 novembre 1928)
6) Carte milieu bas en noir et blanc avec rue du Pont Neuf, vignette numérotée, carte semble-t-il peu utilisée, elle se rencontre en toute fin de période (meilleure date le 8 juin 1940) 

4 : Les textes pré imprimés dans la partie correspondance de la carte postale illustrée

  Les textes pré imprimés dans la partie correspondance de la CPI ont fait l’objet de nombreuses modifications tout au long de leur utilisation. Le plus souvent ces textes informaient simplement les acheteurs de l’état d’avancement de leur commande ou en accusaient la réception ou encore indiquait un retard dans la livraison entre autres pour rupture de stock mais pouvait aussi notifier au destinataire la prise en compte par la Samaritaine d’une réclamation et de la suite qu’il y sera donnée. Comme précisé plus avant, tous ces textes différents ont été numérotés de 0 à 57, logiquement pour en faciliter la recherche par le rédacteur du document qui devait dans des casiers prévus à cet effet "dénicher" la bonne carte à adresser au destinataire, destinataire qui le plus souvent avait "passé commande" quelques jours avant en utilisant un bordereau d’achat imprimé dans un catalogue de vente.

  Il parait évident que ces CPI PI ont dû largement participer à alléger la charge de travail assignée au service correspondance de ce grand magasin parisien, service qui mobilisait de nombreux personnels pour traiter les innombrables courriers que devait poster chaque jour La Samaritaine. 



Figure 6

  En 1923 les interlignes étaient complétées de façon manuscrite à la plume, voire au crayon. A la toute fin des années 20 ce texte est rédigé le plus souvent en dactylographie comme le montre la figure 2 avec ces nombreuses dactylos devant leur "machine à écrire". Pour certaines réponses, ce sont des tampons encreurs qui ont été utilisés pour compléter le texte imprimé, toujours dans le but de rationaliser le travail du "service correspondance". Rappelons que ce sont des centaines de correspondances de ce type que La Samaritaine expédiait chaque jour à ses clients.



Figure 7

B : L’affranchissement des cartes postales illustrées

 préimprimées par timbre mobile


 L’affranchissement avant expédition de ces correspondances commerciales constituait à lui seul une charge de travail conséquente pour cette entreprise de vente par correspondance. La simple nécessité de s’assurer que la taxe d’affranchissement était la bonne au regard des tarifs postaux de l’époque comme ceux appliqués à la lettre simple ou double ou encore à la CPI, aux envois d'échantillons, voire aux imprimés, réclamait à elle seule une vrai attention de la part du personnel chargé de cette mission. Pour organiser au mieux ce service, la Samaritaine s’est équipée d’un matériel d’automatisation de l’affranchissement alors disponible dans les années 20 pour ces entreprises de vente traitant une importante correspondance. Il s’agit très probablement de la machine à affranchir de type "Poko" (Portokontroll Kasse Poko) entraînée par un moteur électrique capable de traiter plusieurs milliers de courriers à l’heure ou possiblement une machine portative manœuvrée manuellement mais d’un rendement faible de type "Multipost". Pour plus d’information sur ces machines à affranchir, voir ce blog "incontournable" sur l’utilisation des timbres de roulette en France (1). Bien entendu le collage manuel du timbre sur l’enveloppe après passage sur une éponge humidifiée restera une pratique courante durant toute cette période qui dans ce cas passe plutôt par l’utilisation de timbre de feuille. On ne peut exclure que cette pratique du "timbre collé manuellement sur la carte" devait aussi passer par l’utilisation de "timbre en rouleau". La disposition de la figurine sur la carte disposée avec un biais prononcé alors que les "poko" collaient le timbre le plus souvent perpendiculairement aux bords de la CPI atteste surement de cette pratique, pratique confortée par l'absence de "massicotage" horizontal mais présent verticalement.

1 : Les affranchissements au tarif à 10 cts de la période : 14 juillet 1922 au 24 mars1924 (Loi du 30-03-1922)

  Les premières  cartes postales illustrées pré imprimées ont été affranchies au tarif du 14 juillet 1922 de la carte postale illustrée sans limitation de texte (CPI + 5 mots) par le timbre à 10 centimes rouge de la semeuse 138 type 1A (figure 1), timbre imprimé à plat et vendu par feuille de 150 figurines (3 clichés de 50 figurines).   



Figure 1 : Tout début de l’utilisation de CPI pré imprimée par La Samaritaine avec son affranchissement à 10 cts par la semeuse 138 au type 1A oblitéré le 9 février 1923 

   Lors des toutes premières utilisations par La Samaritaine de ces CPI PI, le timbre était collé sur le côté verso de la carte. Ces affranchissements "coté vue" ne s’observent qu’au tout début de l’emploi des CPI PI (meilleure date : 17 janvier 23), ils disparaitront quelques semaines plus tard, l’affranchissement côté recto se rencontrant dès le mois de mars 1923 comme le montre la carte ci-dessous (figure 2). Rappelons que ce "type de timbrage" était encore accepté par la réglementation postale qui ne faisait que recommander l’affranchissement au recto sans pour autant taxer ces correspondances lorsque le timbre était apposé au verso (Ar. Minist. du 31 juillet 1906 - instruction n° 610 de sept. 06)


Figure 2 : affranchissement le 3 avril 1923 par un timbre 10 cts rouge semeuse (138) aux dents horizontales et verticales coupées mécaniquement issu d’une "roulette privée"

   Sur cet affranchissement au recto (figure 2) par un 10 cts rouge semeuse (138) aux dents verticales et horizontales coupées mécaniquement (massicotées), la Samaritaine a utilisé contrairement à la carte précédente (figure1) un timbre issu très probablement d’une "roulette privée". Rappelons que des rouleaux de timbres étaient confectionnés par les distributeurs de machines  à affranchir le courrier à partir de feuilles de vente de 150 figurines. Ces feuilles étaient composées de 3 galvanos de service (GS) de 50 timbres chacun, GS séparé en 2 ensembles de 25 figurines par un pont inter panneau. Les 3 GS ou "clichés de service" de 50 timbres composant la feuille de 150 figurines sont eux séparés par un pont inter galvanos (figure 2 bis gauche). Par conséquent, l’utilisation de ces feuilles génère lors de la fabrication des bandes verticales de rouleaux de timbres un collage (raboutage ou pointure) tous les 5 figurines, alors que pour les roulettes fabriquées par la Poste à partir de feuille de 150 spécifiques aux roulettes sans pont inter galvano, ce raboutage n’apparait que tous les 15 timbres et donc logiquement plus rare sur document (figure 2 bis droite)


figure 2 bis : à gauche illustration d'une feuille de vente de 150 timbres séparées par 2 ponts inter galvano et utilisées à la confection des roulettes privées avec raboutage tous les 5 figurines ; à droite feuille de 150 timbres spécifique à la confection des roulettes à plat par La Poste avec raboutage tous les 15 timbres.  

  Cette pratique du "rouleau privé" a été mise en œuvre par des sociétés commercialisant ces machines à affranchir pour en faciliter la vente aux établissements traitant une importante correspondance, ce substituant ainsi à la Poste qui ne proposait plus sur cette période de roulettes "officielles" à 10 cts. Pour plus d’information sur les timbres de roulette, voir blog "JLR" (1)

  Dès avril 1923, le 10 cts rouge semeuse (138) a été remplacé par le 10 cts vert semeuse (158). Ce dernier est le plus souvent issu de roulette aux dents massicotées verticalement mais aussi horizontalement quand ils ont été apposés par une machine à affranchir comme sur la carte ci-dessous.

 

Figure 3 : carte affranchie par un 10 cts vert semeuse (158) aux dents verticales et horizontales coupées mécaniquemen

       Comme pour le 10 cts rouge (138), ce 10 cts vert (158)  était présenté en rouleau confectionné à partir de feuilles de vente de 150 figurines composées de 3 clichés de 50 figurines avec ponts inter-galvanos et par conséquent avec un raboutage ou pointure tous les 5 timbres. Cette dernière se rencontre assez régulièrement sur ces CPI PI de La Samaritaine (figure 4). A ce sujet, l’existence de roulettes "officielles" à ce type 1A, fabriquées et vendues par la Poste, a longtemps été considérée par les philatélistes comme très peu probable. Cette affirmation est aujourd’hui remise en cause par des découvertes récentes développées sur ce blog (1). Nous pensons néanmoins que ces nombreux timbres aux dents massicotées rencontrés sur ces CPI PI sont issus de rouleaux privés. Ce constat repose, entre autres, sur l’absence de case de galvano de service (cliché de service) spécifique aux roulettes officielles sur les nombreux 10 cts vert au type 1A observés sur ces correspondances de La Samaritaine (tout comme celles du Bon Marché d'ailleurs). Bien entendu la découverte d’une de ces cases infirmerait cette hypothèse, même si cela reste peu probable au regard de l'importance des documents déjà examinés.

  Comme pour le Bon Marché, le type 1A  issu de feuille utilisée telle quelle sans avoir été montée en roulette "privée" semble beaucoup plus rare sur ces CPI PI de La Samaritaine que les timbres provenant de rouleaux privés. Cela montre surement la capacité des distributeurs de machine à affranchir à produire en nombre ces rouleaux. Ces derniers devaient être, de toute évidence, une condition essentielle pour vendre leurs produits sur cette période de fin 1916 (retrait de la vente du 10 cts rouge semeuse 138) à juin 1923 (mise en vente du 10 cts vert Pasteur 170), laps de temps  durant lequel La Poste ne proposait pas de timbres de roulette à 10 cts. Sauf à considérer bien entendu que le 10 cts vert semeuse en roulette à plat ait pu être proposé à la vente sur la période de juillet 22 à décembre 24 (1). Il pourrait être aussi envisagé la possibilité d’une fabrication en interne de ces rouleaux mais sans trouver pour autant d’élément allant dans ce sens pour ce grand magasin parisien, même si cela reste malgré tout plausible comme pour le Bon Marché et surement bien d’autres établissements.  

 (1) https://philatelie-roulette.blogspot.com/

Figure 4 : carte affranchie par une semeuse 10 cts vert (158) issue de rouleaux privés avec pointure (raccord par collage entre 2 bandes de 5 timbres). 

 Sur cette période d'affranchissement à 10 cts, un autre type de timbre que le 159 semeuse vert 1A a été utilisé sur ces cartes par La Samaritaine. Il s’agit du 1B (159A), première émission française imprimée par presse rotative et vendue en feuille de 100 figurines en mars 1922. Pas de roulette "publique" vendue par la Poste ni même "privée" pour ce 1B. Cette dernière a semble-t-il toujours été confectionnée à partir de feuille de 150 figurines au type 1A. On peut d'ailleurs s’interroger sur la non confection de roulette privée avec ces feuilles de 100 timbres au type 1B présentées en 2 "blocs" verticaux de 50 figurines sans ponts inter galvanos. Cette présentation en aurait facilité la fabrication avec une pointure seulement tous les 10 timbres. La raison : peut-être trop de roulettes "privées" confectionnées avec le type 1A en stock chez les distributeurs de "Poko" mais plus surement la mise en vente du 10 cts Pasteur vert en roulette rotative au type 1 vendue par la Poste dès 1923 qui aura logiquement stoppé la fabrication des roulettes "privées" pour cette valeur.


Figure 5 : CPI pré imprimée affranchie par timbre 10 cts semeuse vert au type 1B en novembre 1923. Ce dernier a été émis début 1922 et retiré de la vente en toute fin d’année 23.

  Plus tardivement nous avons rencontré le type III (159 C), émis dès la mi 23 et retiré de la vente en 26, mais une seule fois et en paire en juillet 25 sur un affranchissement à 20 cts, timbres étonnamment collés du coté verso de la carte (figure 9).

 
Mais aussi

  Un timbre au type Pasteur (170), le 10 cts vert au type I issu sur cette figure 6 d'une roulette de La Poste de 1200 figurines, roulette utilisée conjointement  avec le timbre des feuilles de vente de 100 au même type, présentation propre à l’impression rotative. Le massicotage sur les quatre côtés du timbre révèle qu’il a été collé sur la carte par une machine à affranchir de type "Poko", machine qui avait le plus souvent la particularité de disposer le timbre perpendiculairement au bord de la carte, en haut à droite et en coupant mécaniquement les dents horizontales. Les timbres collés en biais sont à contrario le plus souvent collés manuellement, voire avec une machine de type "Multipost" manœuvrée par une pression manuelle sur un "poussoir" (voir blog 1) ; les dents horizontales sont alors coupées mécaniquement comme avec une "Poko". Cette roulette utilisée par La Samaritaine début 24 (meilleure date : 13 février 24) a dû signer pour ce grand magasin la fin de l’utilisation du 10 cts vert semeuse présenté en  rouleaux privés, pour le moins nous n’en avons pas rencontré après cette date. 


Figure 6 : 10 cts Pasteur (170) de roulette au 4 cotés massicotés collé perpendiculairement aux bords de la carte très probablement par une machine à affranchir.

  Le 10 cts vert Pasteur se rencontre aussi "en feuille", cette présentation semble avoir été utilisée avant les timbres de roulette.  


Figure 7 : Carte affranchie par un 10 cts Pasteur (170) issu d’une feuille de 100 figurines en septembre 1923

  Cette utilisation de timbres issus pour l’un de feuille et pour l’autre de roulette affranchissant à la même date du 13 février 23 ces 2 cartes (figure 8) montrent que La Samaritaine pouvait le même jour utiliser deux présentations différentes pour ce timbre. Le massicotage vertical mais pas horizontal pour le timbre de roulette (carte du bas) pourrait signifier que ce dernier n’est pas passé par une "Poko" ou un(e) "Multipost" et aurait été collé manuellement sur la carte, la position de la figurine sur cette dernière confortant cette hypothèse. Cette probable utilisation de timbres présentés en roulette mais débitée manuellement ou avec dérouleur est aussi envisagée pour des cartes du Bon Marché.


Figure 8 : Cartes oblitérées le même jour (13 février 1924) avec en haut un 10 cts Pasteur (170) de feuille et en bas de roulette, montrant ainsi  que La Samaritaine pouvait utiliser deux présentations (feuille et roulette) différentes le même jour. 

   Ces deux cartes (figure 9 et 10) oblitérées du même jour sont toutes les deux affranchies par des 10 cts Pasteur (170) issus d’une roulette de La Poste. Ces deux timbres présentent une forte similitude dans la découpe mécanique des dents verticales comme horizontales. Pourrait-on en déduire que ces timbres sont issus du même rouleau de 1200 figurines et passés par la même machine à affranchir ? Surement possible puisque oblitérés tous les deux le 28 février 1924 mais avec Fliers double cercles différentes : "Jeux olympiques..." de Paris Départ et "Poste aérienne... " de Paris RP Départ. L’utilisation de deux Flier différentes, le même jour à la même heure à 30 minutes près, conforterait l’idée de dépôts conséquents de CPI PI par La Samaritaine à la Recette Principale de la rue du Louvre. Difficile aujourd’hui d’en estimer le nombre exact mais plusieurs centaines devaient probablement être la norme... 


Figure 10 et 11 : 10 cts Pasteur possiblement issus du même rouleau de 1200 figurines avec "timbrage"  des correspondances par la même machine à affranchir...

  Sur cette période du 14 juillet 1922 au 24 mars 1924 avec tarif à 10 cts pour les CPI, nous n’avons pas noté d’utilisation de figurine autre que le 10 cts rouge et vert des semeuses camées (138 et 159) et le 10 cts vert Pasteur (170). Contrairement au Bon Marché, La Samaritaine n’a pas utilisé le 5 cts orange semeuse de feuille (158 type I) ou de roulette rotative (158 II B) en paire, jusqu'à nouvelle découverte...

 

2 : Les affranchissements au tarif à 15 cts de la période : 25 mars 1924 au 15 juillet 1925 (Loi du 22-03-1924)

  Sur cette période d’affranchissement, seulement deux timbres à 15 cts (figures 12 et 13) ont été utilisés par La Samaritaine sur ces supports : le 15 cts semeuse lignée (130) et le 15 cts Pasteur (171), soit en feuille, soit en roulette "officielle" de la Poste. C’est bien entendu le mythique 15 cts semeuse ligné vert au type VI de roulette rotative qui a attiré l’attention des philatélistes qui recherchaient ce timbre longtemps considéré comme rare. C’est en fait le développement de la cartophilie qui, en faisant  "sortir des greniers" pour le moins des dizaines de milliers de cartes de "grands magasins parisiens" comme La Samaritaine ou Le Bon Marché, aura permis de constater que ce timbre de roulette tant recherché jusque dans les années 70 était loin d’être rare sur ces CPI PI. La Samaritaine l’a surtout utilisé sur ce support entre mars 1924 (première date observée : 29 mars 24) et les tout derniers jours de cette même année (dernière date observée : 31 décembre 24), type VI retiré de la vente fin 24. Ce dernier a été conjointement utilisé avec le type IV de feuille retiré de la vente, comme le type VI, en décembre 24. Ce timbre de feuilles de 150 figurines imprimées à plat a été vendu également en roulette "officielle" mais retiré de la vente en 1920 et par conséquent n’était plus disponible sur cette période d’affranchissement des CPI à 15 cts.

  Contrairement au Bon Marché, les types VI de roulette que nous avons observés sur les CPI PI de La Samaritaine ont été très majoritairement collés par une machine à affranchir, le massicotage horizontal étant pour ces timbres quasiment toujours visible.    


Figure 13 : carte de droite affranchie avec le 15 cts semeuse lignée au type VI de roulette, les flèches rouges montrent les caractéristiques de ce type VI imprimé par presse rotative et vendu par la poste en rouleau de 600 et 1200 timbres entre juillet 23 et décembre 24 

Figure 12 : carte de gauche  affranchie avec le 15 cts semeuse lignée au type IV de feuilles de 150 figurines imprimées à plat vendu entre juillet 04 et décembre 24. Les flèches rouges montrent les caractéristiques de ce type IV ; ce timbre de feuille  a été co-utilisé avec le type VI de de roulette.                                                    

Principaux critères de différentiations entre type IV et type VI 

Flèche 1 : absence d’ombre sous le R de république sur le type IV, présence sur le type VI

 Flèche 2 : présence ou pas de trait "parasite" dans le bonnet pour le type IV, absence dans le type VI (critère inconstant pour le type IV)

Flèche 3 : 5 hachures dans la bras pour le type IV, 4 pour le type VI

Flèche 4 : 9e rayon  du soleil sans brisure pour le type VI, brisé  pour le type IV

Flèche 5 : dents verticales « effilochées » pour le type IV, coupées mécaniquement pour le type VI

Le deuxième timbre rencontré sur ce support est le 15 cts Pasteur, au même type pour la présentation en feuilles de 100 figurines des impressions par presse rotative que pour celle des roulettes (figures 14 et 15) ; en considérant que la seule façon de les différencier est l’absence de massicotage pour les timbres issus des feuilles mais avec présence pour les timbres issus des roulettes. Rappelons que pour certains documents cette règle peut être faillible, en particulier lorsque la machine à affranchir présente des couteaux désaffutés qui arrachent les dents horizontales plus qu’ils ne les découpent. Reste malgré tout, pour en discriminer l’origine, la présence des dents verticales coupées mécaniquement lors de la confection des rouleaux par La Poste, découpe en général bien visibles sur les roulettes issues de l'impression par presse rotative, ce qui n’est pas toujours le cas, loin s’en faut, pour les timbres de roulette issus de l’impression à plat.

  Ce Pasteur a chronologiquement remplacé le 15 cts semeuse lignée sans observation de tuilage. Ces deux présentations, feuille et roulette ont été utilisées conjointement. La première date observée pour les timbres en rouleau est le 14 janvier 25 et logiquement jusqu’à la fin de ce tarif à 15 cts puisque ce timbre a été retiré de la vente en décembre 26.

  Comme pour d’autres timbres de roulette utilisée par La Samaritaine, ce Pasteur "massicoté" se rencontre plus souvent sur ces CPI PI que celui de feuille aux dents "effilochées". 


Figure 14 : carte de droite affranchie par un 15 cts Pasteur vert avec massicotage vertical et horizontal qui atteste qu’il s’agit d’un timbre issu de roulette, timbre très certainement apposé sur la carte par une machine à affranchir de type "Poko".


Figure 15 : carte de gauche affranchie par 15 cts Pasteur vert. L'absence de massicotage vertical et horizontal montre qu’il s’agit d’un timbre issu de feuilles de vente de 100 figurines, timbre collé sur la carte manuellement

  Nous n’avons pas observé d’affranchissement composé sur cette période. La Samaritaine devait, comme souvent pour ces établissements expédiant des centaines de plis chaque jour, privilégier le "seul sur lettre" avec utilisation autant que possible de leur machine à affranchir.

3 : Les affranchissements au tarif à 20 cts de la période : 16 juillet 1925 au 30 avril 1926 (Loi du 13-07-1925) …

  Le timbre le plus couramment utilisé sur cette période est sans contexte le type IV de roulette rotative vendue en rouleau de 1200 figurines ; plus accessoirement  le 20 cts semeuse brun rouge au type III vendu en feuille de 100 également issue de l’impression rotative. Des feuilles de 100 au type IV destinées à la confection des roulettes ont été vendues "telles quelles" fin 25,  nous n’avons pas encore rencontré cette "présentation" sur les CPI de la Samaritaine ; ce type IV se présenterait alors sans découpe mécanique des dents verticales (timbres séparés manuellement de la feuille de 100 destinée à la confection des rouleaux).


Figures 16/17 : 

Carte de gauche : affranchissement par le 20 cts semeuse brun rouge (139 type III) issu de feuille de vente de 100 imprimée par presse rotative. L’absence de dents coupées mécaniquement permet de le discriminer du Type IV, du moins quand ce dernier n’est pas issu de feuilles destinées au montage des roulettes (voir texte ci-dessus). Auquel cas, c’est le critère C2 (absence de point parasite dans le pan de la robe) qui seul permettra de différencier le type III du type IV.

Carte de droite : affranchissement par le 20 cts semeuse brun rouge de roulette (139 type IV) pouvant être (entre autres) discriminé du type III par l’absence de point parasite dans le pan de la robe, (critère C2). Sur ce document, la découpe mécanique des dents horizontales révèle un collage du timbre par une machine à affranchir. 

Mais aussi

De temps à autre, La Samaritaine affranchissait ces correspondances en multiple, comme déjà précisé, source de perte de temps pour le personnel chargé de ces opérations, en ça ces documents "à plusieurs timbres" ne sont pas courants en particulier sur les CPI PI de ce grand magasin. Dans le cas présent, cette "composition" pourrait être la conséquence du changement de tarif du 16 juillet 1925 passant de 15 cts à 20 cts. Ces "Blanc" au type IIA rotatif sont annulés par une machine Flier double cercle en date du 16 juillet, soit le premier jour de ce nouveau tarif. Peut-on en déduire que La Samaritaine n’avait pas anticipé le changement de tarif ? Pas sûr, une rupture de timbres à 20 cts (le 20 cts semeuse 139 types III et IV) pendant quelques jours dans les bureaux de poste parisiens n’est pas non plus à exclure puisque ce changement de tarif intervient en période estivale, période durant laquelle les expéditions de cartes postales illustrées par les particuliers étaient particulièrement importantes avec pour conséquence une forte consommation de la semeuse 139 à 20 cts.  



Figure 18 : timbres au type Blanc (111 type IIA) issus de feuille de 100 figurines imprimée par presse rotative mise en vente début 25, timbres annulés le 16 juillet 25 premier jour du tarif à 20 cts

Ou encore

Cette paire du 10 cts vert semeuse (159) au type III issue de l’impression rotative vendue en feuille de 100 figurines. Ces timbres, annulés par une "Flier" le 30 juillet 25, soit une quinzaine de jours après le changement de tarif, montre comme l’affranchissement précédent avec les types Blanc, la probable difficulté à se procurer auprès des bureaux de poste des 20 cts semeuse (139). Cette "difficulté d’approvisionnement" se retrouve également sur cette même période de juillet/août 25 sur les affranchissements des CPI du Bon Marché. Il est tout à fait envisageable, comme rappelé plus haut, qu’une "rupture" des valeurs à 20 cts ait pu être provoquée par une consommation importante sur cette période estivale de la semeuse 139 utilisée par les particuliers à l’affranchissement des cartes postales illustrées, période durant laquelle ce type de correspondance restait encore "un incontournable" des déplacements touristiques.

Figure 19 : affranchissement en multiple avec le 10 cts vert semeuse (159) au type III annulé le 30 juillet 25, timbres étonnamment collés sur le verso de la carte, pratique abandonnée depuis début 1923 par ce grand magasin parisien et rarement observé par la suite.


4 : Les affranchissements au tarif à 30 cts de la période : 1er Mai 1926 au 8 août 1926 (Loi du 29 avril 1926)

Cette période se caractérise par sa courte durée de "tout juste 100 jours", ce qui a eu logiquement pour effet de rendre les affranchissements sur CPI PI à ce tarif peu courants. Par ailleurs, nous n’avons que très peu observé sur ces cartes le 30 cts bleu semeuse présenté en feuille de 100 figurines de l’impression rotative (192 IIA), La Samaritaine ayant semble-t-il, plus que pour d’autres timbres, privilégié le type de roulette (192 IIC) au type de feuille. Quant au type de carnet (192 IIB), il ne se rencontre pas sur ce support, sauf bien sûr nouvelle découverte, mais comme pour le Bon Marché, ces "présentations" n’étaient que rarement utilisées par ces grands magasins parisiens. 

Comme pour le 20 cts semeuse brun (139 T IV) des feuilles de 100 au type IIB destinées à la confection des roulettes ont été vendues "telles quelles" en 1926. Ce type IIB se présenterait alors sur document sans la découpe mécanique des dents verticales (timbres séparés manuellement de la feuille de 100 destinée à la confection des rouleaux). Nous n’avons pas encore rencontré cette "présentation" sur les CPI de la Samaritaine.


Figure 20 : affranchissement par le 30 cts semeuse bleu (192 type IIC) du 2/07/26 issu de roulette imprimé par rotative, les flèches montrent les caractéristiques du type IIC en particulier "l’absence de la deuxième hachure dans le pied avant" (3) et dents verticales massicotées (3), en revanche la courbure supérieure du S de Française (2) se retrouve à l’identique sur le type IIA et IIC


5 : Les affranchissements au tarif à 40 cts de la période : 9 août 1926 au 11 juillet 1937 (Loi du 03/08/1926 et suivantes– Dt. 05/08/1926 et suivants)

   Cette période à 40 cts "d‘entre les deux guerres" est de toutes les précédentes, comme d’ailleurs les suivantes, la plus longue à ce tarif. Elle s’étend sur près de 11 ans, ce qui constitue un record dans la durée des affranchissements sur CPI "d’entre les deux guerres". La déflation des années 30 en est bien sûr la cause. Avec un tel temps d’utilisation des figurines à 40 cts, il est logique de retrouver sur ces documents postaux la plupart des émissions à cette valeur, en particulier la semeuse vermillon (194), violette (236) ou outremer (237) mais aussi le 40 cts Paix (281). Pour les "semeuses", les deux présentations : feuille et roulette se rencontrent sur ces cartes même si les timbres "aux dents massicotées" s’observent plus couramment que les timbres "aux dents effilochées" en particulier pour le 236 et 237. Ces deux dernières semeuses sont de tous les timbres issus de roulettes ceux qui se rencontrent le plus fréquemment sur les CPI PI de La Samaritaine. Rappelons qu’ils n’ont été vendus qu’au type II contrairement à la semeuse vermillon (194) qui se présente en deux types : le I utilisé à la confection des carnets et le type II présenté à la fois en feuille de 100 et roulette de 600/1200 figurines. Le type I n’a pas été (encore) observé sur ces cartes mais comme précisé plus avant, les présentations en carnet n’étaient que rarement utilisées par ce grand magasin parisien, pour le moins sur ce support. 

   Figure 21 : affranchissement par le 40 cts semeuse vermillon (194 type II "la hampe du 4 est droite et le C de centime dépasse la boucle supérieure") annulé par Flier double cercle le 04/11/1926, timbre issu d’une roulette imprimée par rotative : dents verticales massicotées mais aussi horizontales montrant un probable "collage" du timbre sur le document par une machine à affranchir. 


Figure 22/23 

Carte de gauche : Affranchissement par 40 cts semeuse violet (236 type II "la hampe du 4 est droite et le C de centime dépasse la boucle supérieure") le 6 avril 1928, timbre issu de feuille de 100 figurines imprimée par presse  rotative comme le montre la présence sur ce timbre des parallélogrammes de « bas de feuille ». 

Carte de droite : Affranchissement par le 40 cts semeuse violet (236 type II, au même type que le timbre de feuille)  le 28 février 1928 mais issu d’une roulette imprimée par rotative (dents verticales et horizontales massicotées). 


Figure 24/25

Carte de gauche : Affranchissement par 40 cts semeuse outremer (237 type II) le 18 septembre1929, timbre issu de feuille de 100 figurines imprimée par presse rotative.

Carte de gauche : Affranchissement par 40 cts semeuse outremer (327 type II au même type que le timbre de feuille) le 30 juin 1931 mais issu d’un rouleau de 1000 figurines.



Mais aussi

Le 40 cts Paix lilas (281) que nous n’avons observé que dans sa présentation en feuille de 100 timbres au type I émis en janvier 1933 ; le type II spécifique aux roulettes reste à découvrir sur ce support. Ce type Paix a été utilisé par La Samaritaine sur une période assez courte, période "calée" entre le retrait de la vente de la semeuse outremer fin 1933 et l’utilisation par La Samaritaine de machines à affranchir (EMA).


Figure 24 : carte affranchie par un 40 cts violet Paix en août 35 au type I issu d’une feuille de 100 de l’impression  rotative comme l’atteste la présence sur ce timbre des parallélogrammes "bas de feuille".


6 : Quelques affranchissements particuliers

6-1 Les affranchissements pour l’étranger


Les CPI PI adressées à l’étranger se rencontrent de temps à autre, en particulier celles à destination des pays limitrophes de la France comme la Belgique ou la Suisse, beaucoup plus rarement pour les "transatlantiques" comme la carte ci-dessous (figure 25) adressé à l’Equateur. Il va sans dire que ces correspondances "lointaines" ne retrouvent pas si souvent que cela le chemin de l’hexagone et par conséquent difficile d'en quantifier la pratique. Comme pour d’autres structures comme  le Bon Marché, La Samaritaine prenait le soin de rédiger ces courriers dans la langue nationale du destinataire, dans le cas présent l’espagnol ; ce qui signifie que ce grand magasin parisien disposait "en réserve" de CPI pré imprimées traduites dans plusieurs langues, pour le moins les plus usuelles comme l’anglais, l’allemand ou l’espagnol ; déjà à l’époque : stratégie de vente à l’international oblige ...


Figure 25 : affranchissement du 21 décembre 25 au tarif de la CPI pour l’Equateur à 60 cts (16 juillet 25 au 31 mars 26) par 20 cts brun semeuse (139 type III) et 40 cts brun olive semeuse (193 type I de l’impression à plat).

Figure 26 : affranchissement du 22 mars 28 au tarif de la CPI à 90 cts pour la Suisse (1er août 26 au 31 juillet 37) par 40 cts violet semeuse (236 type II) et 50 cts rouge semeuse lignée (199 type IIA) issus de l’impression rotative.

Figure 27 : affranchissement du 28 novembre 192… au tarif de la CPI pour la Belgique à 90 cts (1er août 26 au 31 juillet 37) par 90 cts M Berthelot (243).


6-2 Les CPI PI de La Samaritaine taxées…

Les CPI PI de La Samaritaine taxées sont peu courantes, en particulier lorsqu’elles sont affranchies dans le régime intérieur. C’est le plus souvent lorsqu’elles sont destinées à un pays étranger qu’une erreur  d’affranchissement peut être observée comme le montre la carte ci-dessous (figure 28). Notons que le destinataire à bien réglé la taxe pour apprendre que sa commande allait lui parvenir "le plus vite possible"… Commercialement parlant : pas au "top" pour La Samaritaine…  


Figure 28 : carte pour la Belgique affranchie par un 30 cts rose (191 type I de l’impression à plat) le 28 juillet 1925 logiquement taxée par timbres taxes Belges (Y&T 35 x 2) au double de l’insuffisance, soit 60 cts (le tarif pour la Belgique à partir de la France était à cette date de 60 cts)   


6-3 : des CPI PI au tarif des imprimés…

Il est possible de découvrir de temps à autre dans "les boîtes à chaussures" des marchands de cartes anciennes des CPI PI de La Samaritaine où l’intitulé CARTE POSTALE a été remplacé par IMPRIME. Ces Grands magasins parisiens recherchaient logiquement les formules les plus économiques pour l’envoi à un client d’une information normalisée. En effet, le coût d’affranchissement pour une carte affranchie au tarif des CPI "sans limitation de texte" et la même carte affranchie au tarif des imprimés était sur cette période de 40 cts pour la première et de 15 cts pour la seconde, différence de 25 cts non négligeable au regard des centaines, voire plus du millier de correspondances diverses traitées par ces structures commerciales chaque jour. Néanmoins, cette CPI pour être admise au tarif des  imprimés ne devait contenir aucun  texte manuscrit autre que signature de l’expéditeur et/ou la date et bien entendu l’adresse du destinataire. Le bureau central de la rue du Louvre a validé cet affranchissement au tarif des imprimés en annulant le 15 cts brun lilas semeuse (189 type I) par une Flier PARIS RP DEPART sans taxer ce document.

Figure 29 : CPI PI admise au tarif des imprimés à 15 cts affranchie par 15 cts brun semeuse (189 type I issu d’une feuille de 100 figurines  imprimée par presse rotative).   

En revanche, la carte ci-dessous (figure 30) bien que portant le titre IMPRIME  en place de CARTE POSTALE a été affranchie non pas au tarif à 15 cts réservé à ce type de document "assimilable à un imprimé" mais au tarif de "la carte postale illustrée sans limitation de texte" à 40 cts. La raison en est simple : la vignette détachable comporte une inscription manuscrite incompatible avec les dispositions permettant à ce document d’être admis au tarif des imprimés. Sans doute peut-on s’interroger sur les raisons d’une impression de CPI PI par La Samaritaine comportant à la fois ce titre IMPRIME mais également une vignette détachable qui devait être complétée de façon manuscrite par un n° de dossier ("n° à rappeler…"), inscription manuscrite impliquant de fait un affranchissement à 40 cts et non plus à 15 cts.

En s’interrogeant plus encore sur l’application de ces tarifs réservés aux cartes postales illustrées, il aurait été possible d’affranchir ce document à 20 cts, tarif applicable au CPI comportant "au plus 5 mots d’un texte quelconque" (tarif du 1er mai 26 au 8 août 26 prévu par la loi du 29 mars 26) du moins si la vignette détachable en haut à gauche de la carte n’avait pas comporté autant de chiffres manuscrits, chiffres comptabilisés comme autant de mots par l’administration postale et par conséquent rendant l’affranchissement au tarif à 40 cts de la CPI "sans limitation de texte" nécessaire. 

Figure 30 : carte avec mention IMPRIME en place de CARTE POSTALE  "normalement" affranchie à 40 cts par semeuse 236 le 14 juin 29, affranchissement correspondant à celui  de la CPI (sans limitation de texte) sur cette période puisque ce document ne pouvait pas être admis au tarif des imprimés à 15 cts, ni-même à celui de la CPI comportant moins de 6 mots de texte (tarif du 1er mai 26 au 8 août 26).


Mais comme toujours avec ces réglementations quelques peu tatillonnes les contre-exemples se rencontrent de temps à autre comme cette carte admise au tarif des imprimés à 15 cts alors qu’elle comporte une référence de dossier manuscrite de 8 chiffres plus une lettre qui aurait dû impliquer une tarification à 40 cts réservée à la CPI "sans limitation de texte". Peut-être une "inattention" du postier de la rue du Louvre ou plutôt une forme de tolérance ne serait-ce que pour ne pas "compliquer les choses" ? Dans tous les cas cet affranchissement sans doute "limite" est passé… 


Figure 31 : CPI PI admise au tarif des imprimés à 15 cts affranchie par 15 cts brun semeuse (189 type I) avec inscriptions manuscrites normalement incompatibles avec ce tarif mais néanmoins non taxée.   


6-4 : mais aussi des CPI PI affranchies au tarif de la lettre simple

La réglementation postale précisait dans l’article 1 de son arrêté ministériel du 16 mai 1904 que le recto des cartes postales illustrées devait être divisé, d’une manière très visible, par un ou plusieurs traits verticaux en précisant que "la partie destinée à recevoir l’adresse du destinataire doit avoir une étendue au moins égale à la partie réservée à la correspondance…", disposition qui se retrouve dans l'article 4 de l’arrêté ministériel du 30 juin 22. C’est sur ce dernier point que La Samaritaine, en passant outre les dispositions de cet arrêté ministériel du 16 mai 1904 et suivants, s’est retrouvée dans l’obligation d’affranchir ces cartes au tarif de la lettre simple, soit 50 cts en place du 40 cts habituel (figure 32). En affranchissant ces cartes au tarif de la lettre simple, ce grand magasin a surtout voulu éviter le risque d’une taxation à 30 cts, soit le minimum de perception pour ce type d’infraction. Cette taxe aurait été nécessairement réglée par le destinataire qui était aussi un client et qui aurait pu "en prendre ombrage"  à une époque où recevoir une correspondance taxée était perçu comme quelque peu désobligeant. Plus prosaïquement ce client risquait tout simplement de "changer de boutique".

Etonnamment, La Samaritaine pouvait prendre de temps à autre avec ces cartes "non conformes" le risque d’un affranchissement au tarif de la CPI à 40 cts (figure 33). Nous en avons rencontré plusieurs, de l’ordre de 3 correspondances affranchies au tarif de la lettre simple à 50 cts pour une affranchie au tarif de la CPI à 40 cts. Il est vrai que L’administration postale pouvait se montrer tolérante sur cette non prise en compte de l’espace réservé à l’adresse du destinataire. Elle va même jusqu’à le notifier "à titre provisoire"  dans son arrêté ministériel du 30 juin 22. Un "provisoire" qui a surement dû s’inscrire dans la durée puisque la CPI ci-dessous est datée de février 29 (figure 33) mais au risque de 
"croiser la route" d'un postier "pas si tolérant que ça" qui taxera le document… Ci-dessous cette adresse du Forum des collectionneurs pour aller plus loin sur le sujet (1).  

(1)  : https://collections.forumgratuit.org/t17059-bon-affranchissement-ou-pas 


Figure 32 /33

Figure 32 : document affranchi au tarif de la lettre simple à 50 cts (semeuse lignée 199C type III) pour éviter une éventuelle taxation pour non-respect de l’espace réservé à l’adresse du destinataire

Figure 33 : document (2) affranchi au tarif de la carte postale à 40 cts avec espace réservé à l’adresse du destinataire inférieur à celui de la correspondance avec possible taxation. 


D : L’affranchissement des cartes postales illustrées pré imprimées par Empreintes de Machine à Affranchir (EMA) 

1 : La période EMA de 1931 à 1940

La Samaritaine s’est équipée en 1935 de machines à affranchir EMA (Empreinte de Machine à Affranchir). Cette dernière se substituait aux timbres mobiles par une impression en rouge comme visible ci-dessous (figure1&2). Elle indiquait la taxe d’affranchissement dans un bloc rectangulaire associé à un matricule, une numérotation de la correspondance, la date de dépôt du pli avec un numéro d’arrondissement (le XIVème pour ce grand magasin) ou un numéro de bureau (Paris 117 de la rue des Halles) ainsi qu’un "espace" en général comblé par des lignes ondulées, voire un slogan publicitaire identifiant l’utilisateur de la machine (figures 1 & 2). Rappelons que ces EMA étaient louées par La Samaritaine à la société Havas conventionnée par l’administration des postes (Loi de finances du 30 juin 1923). Durant cette période deux machines distinctes apparaissent sur les correspondances de la Samaritaine : les Havas C.0283 et C.0213 mais seule la C.0283 "à main et multiples valeurs avec empreinte de 10 cm" sera utilisée à l’affranchissement des CPI PI, machine qui par ailleurs se rencontre sur d’autres types de correspondances en particulier les lettres simples. La C. 0213 ne semble pas avoir été à ce jour observée sur les cartes commerciales.

Figures 1&

Figure 1 : affranchissement par Empreinte de Machine à Affranchir "à main et multiples valeurs avec empreinte de 10 cm" le 25 octobre 1935 au tarif à 40 cts sans texte publicitaire ou lignes ondulées.

Figure 2 : flèche 1 : matricule de l’EMA (type C3 à capacité d’affranchissement à 3 chiffres) ; flèche 2 : numérotation comptabilisant les courriers ; flèche 3 : arrondissement de rattachement ; flèche 4 : date d’expédition du courrier ; flèche 5 : taxe d’affranchissement à 40 centimes, tarif de la carte postale illustrée à cette date.

Contrairement aux grands magasins Au Bon Marche ou du Louvre et bien d’autres encore, l’espace identifiant l’utilisateur sur cette EMA C.0283 "à main et multiples valeurs" est resté vide, y compris des lignes ondulées placées là en l’absence de texte "publicitaire" (figure 2 haut). Une explication liée à la  difficulté à remplir cet espace par un texte informatif sans partiellement masquer les indications portées sur la vignette détachable placée en haut et à gauche côté recto de la CPI PI, pourrait être retenue. Cette absence de texte publicitaire ou lignes ondulées se rencontre tout autant sur les cartes affranchies avec cette C.0283 que sur les lettres. Bien entendu, d’autres explications sont surement possibles… En revanche les lignes ondulées sont bien présentes sur la Havas C. 0213 (figure 2 bas), machine semble-t-il comme précisé plus haut pas utilisée pour l’affranchissement des CPI PI .

Figure 2 : En haut EMA C. 0283 sans ligne ondulée ni texte publicitaire, machine utilisée sur carte mais aussi comme ici sur lettre ;  en bas EMA C. 0213 affranchissant une lettre simple avec lignes ondulées, machine pas encore rencontrée sur carte. 

Cette EMA C. 0283 se rencontre sur CPI PI de La Samaritaine à toutes les valeurs de la période 1931/40 (figure 3) et toujours sans utilisation de l’espace identifiant l’utilisateur de la machine à affranchir ou des 8 lignes ondulées.


Figure 3 : tarif à 40/55 et 70 cts de la période 1931/40 (manque le 80 cts)


2 : Timbres mobiles encore utilisés lors de la période EMA

Des timbres mobiles sont toujours utilisés en parallèle de l'EMA C. 0283 sur ces cartes commerciales. Ces affranchissements sont peu courants et pourraient laisser penser que La Samaritaine a rencontré de temps à autres un "problème" sur la C.0283…, pas sûr non plus, des machines dites de dépannage étaient disponibles auprès de l’agence Havas, matériels (CW.0…) que nous n’avons pas (encore) observés sur ces cartes.

Carte affranchie par timbres mobiles (235 T IIIB et 278 T III) à 55 cts en février 1938 "en période EMA" 



Sommaire


L’utilisation de la carte postale illustrée par le grand magasin parisien "La Samaritaine" pour sa correspondance commerciale

Introduction

A : La carte postale illustrée destinée à la correspondance commerciale

1 : Comment se présentait ces cartes postales illustrées destinées à la correspondance commerciale de ce grand magasin

2 : Plusieurs facteurs ont dû inciter des établissements comme La Samaritaine à utiliser ces CPI PI dans leur correspondance commerciale.

3 : Les illustrations au verso des CPI PI utilisées par La Samaritaine pour sa correspondance commerciale

   3.1 : Les illustrations de Paris des éditions Jean Hauser (J.H.)

   3.2 : Les cartes pré imprimées de La Samaritaine illustrées par "une vue générale des magasins"

4 : Les textes pré imprimés dans la partie correspondance de la carte postale illustrée

B : L’affranchissement des cartes postales illustrées pré imprimées par timbre mobile

1 : Les affranchissements au tarif à 10 cts de la période : 14 juillet 1922 au 24 mars1924 (Loi du 30-03-1922)

2 : Les affranchissements au tarif à 15 cts de la période : 25 mars 1924 au 15 juillet 1925 (Loi du 22-03-1924)

3 : Les affranchissements au tarif à 20 cts de la période : 16 juillet 1925 au 30 avril 1926 (Loi du 13-07-1925)

4 : Les affranchissements au tarif à 30 cts de la période : 1er Mai 1926 au 8 août 1926 (Loi du 29 avril 1926)

 5 : Les affranchissements au tarif à 40 cts de la période : 9 août 1926 au 11 juillet 1937 (Loi du 03/08/1926 et suivantes - Dt. 05/08/1926 et suivants)

6 : Quelques affranchissements particuliers

    6.1 Les affranchissements pour l’étranger

    6.2 Les CPI PI de La Samaritaine taxées…

    6.3 Des CPI PI au tarif des imprimés…

    6.4 Mais aussi des CPI PI affranchies au tarif de la lettre simple

C : L’affranchissement des cartes postales illustrées pré imprimées par Empreintes de Machine à Affranchir (EMA) 

1 : La période EMA de 1931 à 1940

2 : Timbres mobiles encore utilisés lors de la période EMA


biblio  (à compléter)

1) "Les Empreintes de machines à affranchir utilisées en France" de Laurent Bonnefoy et Luc Guillard.

2) "Les timbres de roulettes" : (https://philatelie-roulette.blogspot.com/)

3) Spécialisé France " Les Roulettes " P. Broutine et al

4) Catalogue " Mariannes " 84/85 catalogue général

5) "Les Tarifs Postaux Français" 1627-1969 Dr R. Joany et al

6) "Catalogue des timbres de France seuls sur lettre 1849-1960" R. Baillargeat

7) Blog Semeuse 13 : https://semeuse.blogspot.com/

8) Blog "JLR" : https://philatelie-roulette.blogspot.com/

9) Publication de Jean-François Estel : "Tarifs réduits de la carte postale illustrée dans le régime intérieur français entre avril 1920 et juillet 1925"   (https://www.calameo.com/read/006650941ac10c8fb46c2)

10) Publication de Jean-Pierre Mayeur : « Cartes postales illustrées ou imprimé ? », Documents Philatéliques n° 110, oct. 1986

11) "CARTES POSTALES : "Réglementation et tarifs postaux du 15 janvier 1873 au 3 août 1914" de Jean-Louis Bourgouin

12) 1924, le début des machines à affranchir en France par Laurent Bonnefoy


 Sites ou blogs régulièrement visités

   1) http://www.semeuses.com/138_recon_type.html

   2) https://semeuse.blogspot.com/

   3) https://philatelie-roulette.blogspot.com/

   4) https://semeuse22.blogspot.com/

   5) https://collections.forumgratuit.org/forum


Merci pour votre lecture, n’hésitez pas à faire des remarques sur cet article… 

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